Trois semaines de road-trip en Colombie-Britannique ❤

Voilà trois mois, bientôt quatre que nous avons franchi la dernière province à l’Ouest du Canada: la COLOMBIE-BRITANNIQUE.

Pour vous, cela n’évoque peut-être rien du tout, pour moi, franchir ce territoire était le deuxième objectif que je voulais atteindre après celui de faire des volontariats durant les premiers mois de notre PVT.

Parcourir le Canada d’un océan à l’autre, l’idée me paraissait belle et pleine de rebondissements. Je voulais atteindre Vancouver pour passer notre second hiver Canadien et reprendre le travail.

Voilà, un bel objectif d’atteint. Mais avant de vous parler de nos deux derniers volontariats et de notre installation à Vancouver, je vous propose un petit retour sur nos trois semaines passées toujours en compagnie de notre bébé Gordon (le van) sur les routes de cette incroyable province.

Parc National YOHO

Si je me rappelle bien de mon dernier article sur notre traversée de l’Alberta, il s’était arrêté ici: après une tempête de neige en plein mois de juin. Quelques kilomètres glaciales plus tard, après avoir parcouru une partie du Parc Provincial Yoho, nous voilà arrivés dans les Kootenays.

  • Semaine 1 : Les Kootenays.

Après une journée bien éprouvante à redescendre les Rocheuses dans un van aux freins défaillants, la première ville sur laquelle nous tombons, me fait un peu oublier les tracas du voyage. Il s’agit de Golden, ce n’est pas une ville en or, mais pour nous, c’est tout comme. Voir autant de lumières à la nuit tombée dans les rues ne nous était plus arrivé depuis des mois. Il n’y a personne dans les rues, même le Macdonald est désert, c’est dire. Un prospectus sur les mariages dans la ville de Golden me donne envie d’y revenir lorsqu’il fera plus beau et plus chaud, car visiblement en dehors d’être une ville étape sur la route des Rocheuses, Golden est difficilement appréciable lorsqu’il fait froid et pluvieux, ses principales attractions sont les sports d’extérieurs. Nous ne restons pas bien longtemps dans cette ville, juste le temps d’un Burger chez Donald.

 

    

Après une nuit presque parfaite autour d’un lac sous un ciel dégagé pour contempler les étoiles, (je tiens à remercier le propriétaire de la caravane du bout du lac et sa musique country insupportable pour nous avoir bien pourri l’ambiance), nous avons filé en direction de notre tout premier hot spring (source d’eau chaude thermale) Canadien.


Une photo officielle de Radium Hot Spring pendant l’hiver. 

Le premier était celui de la ville de Radium Hot Spring, un endroit avec beaucoup de commerces allemands et de vaches en liberté, comme celles ci-dessous, qui sont venues prendre le petit déjeuner avec nous le matin suivant.


La vallée des Kootenays était certes très jolie à parcourir mais ne nous a pas laissé un souvenir particulièrement marquant. La route traverse des étendues de verdure désertiques, ponctuées de petites villes comme Kimberley ou encore Cranbrook, que même Lonely Planet qualifie de « sans grand intérêt ». Les seules occupations que vous pourrez y trouver en dehors des sports extrêmes, sera une visite dans l’un des nombreux musées miniers ou de chemins de fer de la région. Les villes du coin n’ont pas véritablement de charme, ce sont majoritairement des endroits clés pour le commerce et les grandes industries, pas tellement pour le tourisme.

 

 

Cependant, il y a bien une route qui a marqué mon esprit. Un véritable festival de serpentins à flan de falaise avec une vue époustouflante sur le lac Kootenay.

Arrivé à Kootenay Bay, vous n’avez pas d’autre choix, il faudra traverser en ferry si vous voulez aller plus loin ou rebrousser chemin. La route s’arrête nette au milieu de nulle part. Nous nous sommes fait un plaisir de prendre le ferry, puisqu’il était G R A T U I T (ça s’écrit en lettres capitales tellement c’est rare!). La traversée du lac dune rive à l’autre dure moins de 20 minutes, et la vue est grandiose.

 

 

à bord du ferry 

Arrivés de l’autre côté du lac, notre première destination était le fameux Hot Spring d’Ainsworth, connu pour ses caves thermales. Après plusieurs jours sans douche (la vie en van c’est pas facile tous les jours!), on était bien heureux de pouvoir prendre 3 douches d’affilées et de rester barboter dans une eau à plus de 30 degrés jusqu’au coucher du soleil.

Nous n’étions pas du tout déçus du détour, Ainsworth vaut vraiment la peine qu’on s’y arrête.

Photos officielles du Hot Spring d’Ainsworth

Après une nuit diluvienne, nous avons repris la route vers l’une des villes que j’avais le plus envie de découvrir en Colombie-Britannique: Nelson !

J’avais entendu parler de Nelson quelques semaines auparavant seulement, grâce à notre site de volontariats Workaway. Plusieurs annonces pour travailler dans des centres de retraite de yoga se trouvaient dans cette ville là. Je m’étais donc renseignée pour savoir à quoi ressemblait la ville et j’ai tout de suite compris que Nelson était en réalité le San Francisco Canadien, aussi bien à travers son architecture que de part son modèle de vie. Les rues principales de la ville sont remplies de centre de yoga en tout genre, de magasins et de lieux de restauration bio/vegan/gluten-free, de quelques boutiques hippies et plusieurs salles de concerts. Après 3 mois passés dans le très sauvage Manitoba, y a pas à dire, ça dépayse !

Nous n’étions que deux jours à Nelson, je m’y serais bien vu restée plus longtemps, mais les villes sont un véritable gouffre financier lors des voyages en van. D’autant plus que l’unique camping de Nelson était un peu une honte au niveau de l’empilement de ses voyageurs. Notre van n’étant pourtant pas bien grand comparé aux campings cars, nous avions à peine l’espace pour ouvrir nos portières, avec à notre droite, accès direct sur la fenêtre du voisin et à notre gauche, la route ! On a vu pire, mais on a aussi vu bien mieux !

Semaine 2 : The Okanagan Valley

Notre départ de Nelson a marqué notre arrivée dans l’Okanagan Valley, connue comme étant la vallée fruitière du Canada, autant dire la Terre-Promise pour moi en manque de fruits frais depuis tellement de mois…

Osoyoos est la ville la plus au Sud de cette vallée, à la limite de la frontière Américaine, elle arbore un joli look d’Amérique du Sud avec ses maisons ocres et ses bâtiments ne dépassant pas les 3 étages. On s’y serait bien arrêté, mais il ne faisait que pleuvoir. La route était toujours aussi déserte sur des centaines de kilomètres au Nord. Certaines villes avaient des airs de film Western. C’est un fait, la Colombie-Britannique offre une véritable diversité de paysages et d’architecture.

Notre premier arrêt dans la vallée de l’Okanagan et sans doute celui le plus long de notre voyage a eu lieu à Penticton, l’une des villes les plus ensoleillées du Canada, ce qui en fait une très bonne destination touristique pendant la saison estivale. Décor aride, montagnes, lacs et villas improbables en chaines dans les hauteurs des falaises.

 

Penticton ne ressemblait à rien de connu à mes yeux, et c’est sans doute pour cela que j’ai beaucoup aimé y passer du temps.

C’est aussi là que nous avons trouvé nos deux meilleurs spots de camping, le premier était payant mais disposait d’une plage privée trop mignonne, le deuxième était un wild wild one, rempli de moustiques et de bêtes aquatiques, et pourtant c’est l’un de mes meilleurs souvenirs.

 

Si vous avez de gros moyens la vallée de l’Okanagan est un bel endroit pour séjourner une semaine entre visites de vignobles, balades en bateau et sports nautiques. Si comme nous, vous n’avez pas grand chose, alors vous apprendrez à vous satisfaire de la richesse des paysages. Pour cela Summerland et Peachland étaient de chouettes endroits où flemmarder au soleil et randonner sur des chemins de fer abandonnés. La visite des vignobles était pour nous impossible, chaque vignoble faisait payer son droit d’entrée une centaine de dollars par personne. Le meilleur moyen pour les approcher gratuitement et sans doute de faire du picking pendant l’été, mais nous avions bien d’autres projets pour la suite.

Nous nous sommes également arrêtés à Kelowna et Vernon.

Kelowna est une ville agréable, mais nous ne nous y sommes pas trop attardés. A quelques kilomètres de là, se trouve Lake Country, une grosse déception! L’endroit est certes très beau, mais l’unique plage du lac doit mesurer à tout casser 4m2, et au sol ce n’est rien d’autre que du gravier. Quant aux commerces touristiques du coin, je trouve que les locaux ne se sont pas bien foulés, la touriste en manque de consommation qui sommeille en moi était très déçue.

Heureusement, un peu plus au Nord, il y avait Vernon, avec ses gros problèmes de drogues mais surtout-surtout, ses librairies fantastiques! Tout mon budget souvenir y est passé!

Je passerai mon tour sur Kamloops, que nous avons parcouru en moins d’une demi-journée et qui ne m’a pas du tout inspiré.

PLASTIC PONCHO IS THE NEW SEXY

 

Bref intermède dans la vallée Fraser

A la suite de notre volontariat dans une retraite de yoga, nous avons eu l’occasion de nous balader le long de la vallée Fraser.

Cette vallée est sans doute l’une de celles qui est la moins visitée de toute la Colombie-Britannique. Il faut dire que les personnes chargées du tourisme ne sont pas au top de la performance dans les environs. Les guides touristiques n’en parlent que très peu, voire pas du tout, alors pourquoi donc s’y attarder, si pour vous rendre à Vancouver, vous pourriez plutôt passer par Whistler et Squamish ??!

Eh bien, si vous voulez mon avis, la vallée Fraser est de loin celle qui m’a le plus éblouie de notre road-trip. C’est peut-être parce-que j’ai vraiment quelque chose avec les endroits désertiques et arides, mais il n’y a rien qui me fasse pousser plus de cris d’émerveillement que ce genre de décor. La vallée Fraser est celle de la ruée vers l’or. Les villes y ont toutes gardées un petit côté far west.

Après avoir passé les portes de l’enfer. Je ne plaisante pas, HELL’S GATE existe vraiment. Le décor change radicalement, et vous voilà transportés dans ce genre d’endroit:

 

 

Une ville résonant au doux nom de HOPE, où vous pourrez vous perdre dans des tunnels abandonnés, ayant servi précédemment à l’établissement d’un chemin de fer, durant la période de la ruée vers l’or.

Semaine 3 : La Sunshine Coast

Après deux jours à découvrir Vancouver, dont j’aurai le temps de vous reparler en long et en large bien plus tard. Notre route nous a mené sur la Sunshine Coast pour notre avant-dernier volontariat. Nous avons pris le temps de découvrir ce bout de terre isolé de tout, du Nord au Sud, durant 3 semaines.

Ports et plages pour les sudistes, de Gibson à Robert’s Creek

Bon, il faut que je vous avoue un truc. On s’est un peu fait avoir avec la Sunshine Coast. Avec un nom pareil on s’attendait vraiment à débarquer sur un hot spot de surf et de touristes en folie, venus des quatre coins du monde pour s’enjailler sur les rares plages de sables fin de la côte Pacifique du Canada, et bien encore une fois, on n’y était pas du tout. Déjà, il a fallu qu’on oublie les plages de sable fin, c’était bien plus souvent des cailloux que du sable, ensuite les touristes étaient plutôt du genre à habiter à Vancouver, (qui est à 20 minutes de ferry), quant au surf, faudrait-il qu’il y ait des vagues dans un golfe. (Hum hum, voilà, voilà…)

 

Après avoir passé 3 semaines sur la Sunshine Coast, je reconnais que c’est un lieu bourré de charme, mais si vous n’êtes pas fana de randonnées et de sport nautique, je vous déconseille fortement d’y aller, puisque le tourisme n’y est pas du tout développé, en dehors de quelques évènements, il ne s’y passe pas grand chose. Si vous ne me croyez pas vous pouvez toujours consulter le guide touristique de la région, la taille et le design du fascicule et suffisamment explicite !

J’ai adoré cette île parce qu’il y a fait beau et chaud tous les jours où nous y étions et qu’elle nous a permis de nous remettre un peu de toutes nos émotions passées. Les paysages y sont magnifiques et rappellent beaucoup le Morbihan. Gibson et Robert’s Creek sont les deux endroits les plus touristiques.

 

Lacs et montagnes pour les nordistes, de Madeira Park à Egmont

De Madeira Park jusqu’à Egmont, le terrain est beaucoup plus propice à la dépense physique qu’à la glande. L’île offre de nombreux sentiers de randonnée. Tout y est encore très sauvage, des lieux de baignades jusqu’aux ports.

Mon endroit préféré sur la Sunshine Coast est sans conteste Ruby Lake, où nous avons passé 3 semaines lors de notre volontariat dans le resort du meme nom. Les couchers de soleil y sont extraordinaires, la sérénité du lieu, la diversité des animaux que vous pourrez apercevoir en fait un lieu vraiment magique.

Apres le calme de la Sunshine Coast, nous avons retrouvé l’agitation de la ville en nous rendant à nouveau à Vancouver pendant deux jours, avant d’enchainer sur notre tout dernier volontariat non loin de Whistler.

Rendez-vous au prochain épisode ?

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