PVT: 10 mois de volontariats à travers le Canada.

Voilà deux mois que nous avons posé nos valises dans notre nouveau chez nous à Vancouver. Maintenant que les affaires sont presque toutes rangées, je peux enfin prendre le temps de faire le bilan de ces 10 mois de volontariats que nous venons d’achever.

Pour ceux qui débarquent, petit récapitulatif.

Mon copain et moi-même avons quitté la France mi-décembre de l’année dernière pour nous lancer dans notre aventure PVT que nous voulions entamer par un maximum de volontariats, pour nous familiariser plus doucement avec ce nouveau pays et cette nouvelle culture, nous enrichir d’expériences nouvelles, rencontrer des gens de tous horizons et pour prendre le temps de faire le point sur nos vies et sur les chemins que nous voulions prendre pour la suite. C’était tout un programme !

Pour trouver des volontariats, des 3 sites les plus connus, j’avais choisi de m’inscrire sur le site Workaway, (les deux autres étant Woofing dirigé davantage sur l’agriculture et Helpx). Ce choix était purement intuitif et esthétique. Je ne comprends absolument pas l’interface du site Helpx, c’est un bordel sans nom pour s’y retrouver, le site ne me donnait absolument pas envie d’y consacrer du temps et comme tous les trois sont payants, J’ai choisi le plus attrayant, forcement. Sur Workaway, vous trouverez toute types d’offres, du baby-sitting aux soins de chiens de traineaux, du jardinage à la charpenterie en passant par un séjour dans une ferme d’alpagas. Tout y est possible, c’est du moins la première impression que donne le site…

Pour notre part, la seule chose que nous avions prévu avant notre départ c’était notre tout premier volontariat. Sur Workaway, les hôtes évitent d’accepter des volontaires trop longtemps à l’avance parce qu’ils savent que les imprévus sont bien plus fréquents qu’on ne le croit. De fait, cela ne sert strictement à rien de réserver un séjour 3 mois à l’avance alors même que vous ne savez pas ce que vous ferrez les 3 semaines précédents votre arrivée.

Nous avions donc réservé un volontariat de deux semaines pour commencer dans une auberge à Québec. C’était tout ce que nous avions prévu dans notre agenda. Notre première expérience était assez décevante, je vous l’avais déjà conté ici:

1.Dans une auberge à Quebec, QC

Finalement, nous avons dû rester 2 semaines de plus dans cette auberge alors même que nous voulions vraiment partir. D’une part parce qu’en plein milieu du mois de janvier, personne d’autre ne prenait de volontaire et d’autre part car nous ne voulions pas quitter Québec sans notre futur van, car nous savions qu’il serait alors difficile d’en trouver un par la suite au vu des endroits où nous nous apprêtions à aller.

Finalement, en l’espace de 4 jours, nous avons trouvé un volontariat dans une ferme et notre van pour nous y rendre. C’était l’un des moments les plus stressants de notre PVT jusqu’à présent, le reste du récit se trouve sur cette page:

2. Dans une ferme à Sherbrooke, QC

Après notre volontariat à la ferme, nous avons pris la décision un peu folle de nous rendre à Terre-Neuve en hiver. Une décision très couteuse qui n’en valait pas vraiment le coup, nous devions rester 1 mois à Terre-Neuve mais le sort en a décidé autrement, nos hôtes n’avaient plus besoin de nous au bout d’une semaine et demie, et notre van a eu son premier bobo d’hiver que les garagistes de l’ile n’ont pas voulu nous réparer. Comme nous n’avions pas d’autres choix que de revenir sur le continent pour réparer notre van et nous diriger vers un autre volontariat, nous avons dû dire adieu à nos projets de traversée de Terre-Neuve, à ma plus grande tristesse. Dans l’histoire, nous y avons perdu la plus grande partie de notre budget, malgré tout c’est une aventure que je ne regrette pas car Terre-Neuve est dans mon top 3 des meilleurs souvenirs de ces 10 mois de volontariats, même si pour bien des raisons ce fut une étape assez rude. La suite du récit par ici :

3. Dans une auberge de jeunesse à Terre-Neuve, NL

Mais la roue tourne comme essaye de le dire sans y parvenir un certain Ribéry… Et nous voilà avec nos quelques deniers restants, à nouveaux sur la route glacée fin février. Nous traversons la moitié du pays, pour un volontariat qui n’en est pas vraiment un, puisque je ne l’ai pas trouvé grâce à workaway mais en contactant directement la gérante d’un resort. Toute l’histoire se trouve ici:

4. Dans un resort familial à Falcon Lake, Manitoba

Après avoir passé 3 mois comme volontaires puis comme employés du resort, nous avions suffisamment économisé pour repartir sur les routes des volontariats. Nous avons enchainé avec un volontariat très particulier:

5. Dans un centre de retraite de yoga à Ashcroft, B.C

puis

6. Dans un eco-resort sur la Sunshine Coast, B.C

Et nous avons terminé notre aventure, dans ce qui fut pour nous deux, notre plus belle expérience workaway, un volontariat

7. Dans une boulangerie à Pemberton, B.C

 

Workaway, un bilan assez mitigé

  • Les points positifs

Je me suis sans doute forgée une image très édulcorée de ce système de volontariat avant notre départ. J’en attendais beaucoup et c’est sans nulle doute en partie pour cela que j’ai constamment été déçue au fil de nos expériences. Pourtant, je ne trouve pas avoir été particulièrement utopiste en les rêvant. J’imaginais que nous tomberions sur des hôtes anciennement voyageurs ou n’ayant jamais voyagé qui s émerveilleraient à chaque nouvel arrivant de rencontrer de nouvelles cultures. Je ne m’attendais pas à une vie de luxe, juste une nourriture basique et une chambre décente pour dormir. Je m’attendais cependant à ce qu’on partage énormément de temps avec nos hôtes et pas seulement QUE pour travailler, qu’ils nous emmèneraient visiter des choses aux alentours ou rencontrer des personnes du coin. Je m’attendais à rencontrer des gens ouverts d’esprits, prêt à accueillir avec le même enthousiasme un volontaire suédois qu’un volontaire coréen, malgré les différences culturelles et la difficulté d’adaptation propre à chacun. En fait, je m’attendais à tomber sur des hôtes qui avaient du temps à donner pour un véritable échange culturel, et qui donnerait peut-être lieu à une véritable amitié durable… Voilà pourquoi j’estime ne pas avoir demander la lune, même si par rapport à beaucoup d’autres volontaires, je sais que j’en attendais bien plus. En même temps, ce n’est pas comme si je m’étais inscrite sur ce site en me disant: tiens je n’ai rien d’autre à faire pourquoi pas. Décider de partir après 7 ans d’études et tout lâcher pour aller travailler dans des champs par -40 degrés, peut paraitre incensé mais en réalité c’était très réfléchi.

Je n’ai pas été déçue de cette décision, je pense que ces volontariats ne m’ont pas apporté ce que je cherchais avant de partir mais ils m’ont appris et donner bien d’autres choses.

D’abord, il y a un développement de confiance en soi ENORME qui se développe. Contrairement à la France, je pense que les Canadiens ont davantage l’habitude de surévaluer les aptitudes des gens plutôt que de les mettre en doute sans arrêt. Les premiers mois de notre PVT, on a eu droit à un long moment de tâches ménagères qui m’ennuyait et ne me challengeait pas du tout, et puis un beau jour de février les choses sérieuses ont commencé. On ne m’a pas vraiment demandé mon avis, on ma embarqué sans trop me dire où on allait et me voilà devenu bucheronne pendant 3 semaines. A plusieurs reprises on s’est retrouvé dans des milieux très masculins (bon n’ayons pas peur des mots, j’étais la seule fille !) Parfois je me disais chouette un endroit où on ne me rappelle pas toujours que je suis une fille et que je ne suis pas capable de… Et puis au bout du 10e tronc d’arbre soulevé à bout de bras, (rien à voir avec de la muscu, là on est plutôt sûr de la lutte). Je n’avais qu’une envie c’était qu’on me dise : allez va donc plutôt nous faire du rôti femme! Ça n’est bien évidemment jamais arrivé… et au lieu de quoi, même si je ne suis pas du genre à abandonner, cela m’a surtout appris à ne pas avoir peur de m’engager à faire des choses que je n’aurai pu abandonner puisque l’idée ne me serait même pas venue d’y participer!

Ensuite, il y a eu tous ces hôtes qui m’ont redonné confiance en moi parce qu’ ils m’ont fait confiance alors même qu’on se connaissait à peine. Tu es une personne créative ? Alors tiens, voilà de la peinture tu vas repeindre notre auberge, aider à la décoration d’un mariage, tu sais faire des meubles? Jamais essayé, oh ce n’est pas grave quand on est doué avec ses mains on arrive à tout, tiens voilà du bois ! Finalement avec mon copain qui n’avait lui non plus pas vraiment d’expérience en construction manuelle, on a fini par construire un escalier extérieur… oui, oui et croyez-le ou non, 5 mois plus tard il ne s’est toujours pas effondré…

Les volontariats nous ont appris qu’on avait bien plus de ressources en nous que ce qu’on pouvait bien imaginer. Ils nous ont ouvert les yeux sur plein de nouveaux milieux de travail et sociaux, et nous on fait découvrir tellement de cultures différentes que j’ai du mal à croire que tous ce soient passés dans le même pays.

Travailler au sein de communautés religieuses à deux reprises ont été les périodes les plus éprouvantes pour moi, non pas à cause de la religion, mais de ce fossé assez vertigineux qui nous sépare de ces gens qui ont décidé de se couper volontairement de la société pour ne vivre qu’entre eux. Il y avait du bon dans chacune de ses communautés mais aussi pas mal de choses assez néfastes. Durant la plupart de nos volontariats, nous avons été chanceux, nos hôtes étaient très généreux, nous avons été traités comme des rois au niveau du logement et de la nourriture (il y a bien entendu eu des exceptions).

  • Les points négatifs

Disons que l’on reconnait assez facilement 3 catégories d’hôtes workaway.

Il y a les hôtes qui n’ont pas beaucoup de moyens et qui trouvent de l’aide par ce biais. L’avantage c’est qu’ils sont super reconnaissants pour tout ce que vous faites même si vous galerez, l’inconvénient c’est que comme ils n’ont pas beaucoup, votre investissement ne vaut parfois pas du tout le retour que l’on vous donne. Parfois, nous travaillions pendant 5 voire 6 heures dehors, à faire des travaux non seulement pénibles mais surtout très fatigant physiquement (bonjour coupage de bois à la hache par -20 degrés et ratissage des mauvaises herbes par +30 degrés) et comme seule récompense de ces efforts, nous n’avions pas suffisamment à manger pour avoir la force de faire quoi que ce soit d’autre comme activité.

Au départ, on se disait que nos hôtes ne s’en rendaient peut-être pas compte du fait que vous avions faim en permanence, après tous les appétits sont différents. Et puis, le jour où nous avons décidé de nous acheter notre propre nourriture parce qu’on en pouvait plus d’être mal en permanence et que nos hôtes en ont profité pour nous dire : “ah parfait, comme ça on ne vous fait pas à manger vous avez ce qu’il faut”, on s’est dit qu’il y avait peut-être un peu beaucoup d’abus! Mais je vous rassure, c’était très rare!

Il y a une deuxième catégorie d’hôtes workaway, ceux qui ont beaucoup d’argent et qui prennent des volontaires pour se faire encore plus d’argent et ainsi ne pas avoir de dépense à faire en employant quelqu’un. Je pense qu’il s’agit-là du gros point noir de Workaway : L’EXPLOITATION.

Workaway devrait davantage filtrer ses adhérents à l’inscription, et lorsqu’on s’aperçoit du nombre d’hôtels voire même des restaurants qui passent par ce système, on se demande comment est-ce qu’on a pu leur laisser poster une annonce ?

Pourtant, Workaway est plutôt clair dans sa charte d’inscription concernant les hôtes, ils ne doivent pas s’inscrire s ils possèdent un commerce ou du moins une entreprise qui leur rapporte directement de l’argent grâce au travail d’un volontaire, a l’exception des auberges de jeunesses. Ce qui ne nous a absolument pas empêché de nous retrouver dès notre premier volontariat dans une auberge qui n’avait rien à voir avec une auberge de jeunesse mais tout d’un hôtel, et où nous étions les uniques employés. Notre première semaine nous aura valu pas loin d’une quarantaine d’heures chacun, en échange d’une chambre bien trop petite pour s’y tenir debout a deux, sans cuisine, et repas non compris. Mais l’exploitation a de beaux jours devant elle puisque c’est sans doute l’un des workaway qui marche le mieux à Québec, les commentaires sont dithyrambiques, et donne l’impression que c’est vraiment THE PLACE TO BE. C’était ce genre d’ambiance de travail que j’avais quitté en France et voilà qu’on la retrouvait de l’autre côté de l’Atlantique, vous imaginez mon désarroi…

Et puis il y a la troisième catégorie d’hôtes, les pépites! Ceux qui ont beaucoup de moyens et qui prennent Workaway comme une possibilité de rencontrer de nouvelles personnes et de vivre de nouvelles expériences. Ce sont ces gens-là qui ont véritablement du temps à consacrer à leurs volontaires et le plus important… qui y portent de l’attention! Parce que ce n’est pas tout d’échanger une chambre et des repas contre du travail, le volontariat est une expérience humaine avant tout, et je trouve ça essentiel que les hôtes se préoccupent de savoir si leurs volontaires vont bien. A 90% du temps, nous étions isolés de tout, dans des endroits tellement reculés que nous n’avions internet uniquement pour envoyer des mails. Durant l’hiver, il n’y avait pas grand-chose à faire vu les températures, la majorité du temps nous étions en intérieur à lire, discuter, regarder des VHS et cuisiner. C’était une vie qui me convenait la plupart du temps, mais parfois la crise d’angoisse due à la solitude et l’isolement faisait de petites apparitions. Et il n’y a rien qui me fasse plus plaisir que de voir nos hôtes concernés par nos moments difficiles. Cette préoccupation était quelque chose d’assez rare. Je me rappelle avoir été malade pendant non pas plusieurs jours mais plusieurs semaines dans l’un de nos volontariats et absolument personne ne m’a posé la moindre question… ce qui avait tendance à me sentir encore plus mal.

Cela étant, je pense qu’il est tout aussi possible de faire le même constat de ces catégories dans le sens inverse, c’est à dire concernant les volontaires. Aucun d’entre nous ne venons avec les mêmes intentions, les mêmes désirs, et la même motivation. Il en résulte que l’adaptation n’est pas toujours évidente après le départ de quelqu’un qui se croyait en vacances ou lorsque vous êtes accueillis en même temps que des volontaires aussi investis que s’ils faisaient leur service militaire.

  • Ce que j’aurai aime savoir avant de m’engager dans des volontariats

Workaway nous aura apporté beaucoup de choses positives, mais il y a certaines choses que j’aurais aimé savoir avant de partir. J’ai toujours été surprise de voir le nombre de volontariats sur ce site et la diversité de ceux-ci.

Avant de partir, je n’avais aucune envie de faire des volontariats dans des auberges et des ressorts à répétition, un ou deux pourquoi pas, mais notre objectif était de pouvoir expérimenter un maximum de milieux et de travaux différents. Grosse déception à ce niveau-là. Il faut savoir que l’hiver est une période assez redoutable pour les volontariats excepté peut-être, si vous êtes dans le Grand Nord, mais la plupart d’entre eux ne prennent personne à ces périodes de l’année.

Quant à la saison estivale, ce n’est pas plus facile pour trouver un volontariat qui vous plait vraiment, il y a tellement de volontaires et certains endroits exigent ou du moins donne la priorité à ceux qui s’engagent pour plus de 4 semaines.

Beaucoup de pages workaway sont un poil douteux, il y a les annonces qui ne recherchent que des filles de préférence célibataires (erreur de site?), d’autres qui vous font miroiter tout un tas d’activités et une infrastructure incroyable, or vous ne savez pas du tout quelle est la nature du travail demandé, la personne a coché toutes les cases: jardinage, ménage, aide à domicile, ce sera donc la surprise. Il y a celles qui ne mettent PAS DU TOUT LA PRESSION !!!!!! TOUTE L’INTRODUCTION EST ECRITE EN MAJUSCULE POUR VOUS DIRE QUE: “ICI C EST PAS LES VACANCES ON TRAVAILLE DUR MEME LE WEEK END SI VOUS N ETES PAS CAPABLES DE VOUS LEVER TOT, DE MANGER QUE DEUX FOIS PAR JOUR, DE VOUS COUCHER TARD ET DE PARTICIPER AUX TACHES MENAGERES PAS LA PEINE DE POSTULER. AUSSI, ON N’ACCEPTE PAS LES FUMEURS, LES ENFANTS DE MOINS DE 22 ANS, LES MANGEURS DE VIANDE (SATAN), NI LES AMATEURS DE LACTOSE. NOUS N’AVONS PAS INTERNET, AUCUN TRANSPORT EN COMMUN ET LA VILLE LA PLUS PROCHE EST A 1H45 DE ROUTE. LGBT FRIENDLY.” Moi c’est toujours le LGBT friendly de la fin qui me fait rire, “on est ouvert mais pas trop quoi,  faut pas déconner!”

Il y a ceux qui ne veulent pas de couple parce que les couples c’est l’angoisse. Ceux qui ne veulent pas de gens tout seul parce que sinon ça veut dire qu’ils vont être collants tout le temps et demander à faire des sorties avec leur hôtes, non mais vous imaginez ?!

Il y a ceux qui ont des annonces tout à fait normales et qui en message privés deviennent tout à coup très étranges et oppressants, vous demande de quitter tout de suite votre volontariat actuel pour vous engager chez eux pour 6 mois. Ceux qui répondent gentiment que c’est OK pour commencer un volontariat chez eux la semaine suivante, toi qui prends tes dispositions pour te rendre chez eux et au moment de confirmer l’adresse pour t’y rendre, plus personne ne répond!

Certaines situations Workaway auraient pu très très mal tournées. J’en suis même parfois à me demander si les gens présents sur le site étaient volontairement mal intentionnés ou s’ils ne se rendaient pas compte des situations dans lesquelles ils pouvaient nous mettre. Se retrouver à la rue pour un soir ou plusieurs nuits parce que des hôtes vous ont abandonné c’est rageant, mais il y a encore moyen de se débrouiller. Cependant si vous avez fait des milliers de kilomètres pour y aller, que vous vous retrouvez au milieu de nulle part et que votre hôte vous a posé un lapin c’est beaucoup plus compliqué et ça pourrait mettre certaines personnes avec un budget pas très en forme, dans des conditions plus que délicates. Et même si des sanctions peuvent être prises contre les hôtes qui ont ce genre de pratiques en vous plaignant à Workaway, je ne suis pas sure qu’ils puissent aider à trouver une solution de remplacement rapidement…

 En résumé, je pense que Workaway partait à la base d’une très bonne intention mais que les années passants, le système s’effile au fur et à mesure et donne lieu à des abus à répétitions non sanctionnés.

Il faut un minimum de préparation avant de s’engager dans ce genre de programme. Être sûr de ce que vous ne voulez vraiment pas faire et être réaliste sur ce qui est réalisable et ce qui ne l’est pas. Pour beaucoup, le volontariat est un moyen de voyager sans dépenser d’argent, dans les faits je suis d’accord, on ne dépense pas tant d’argent que ça une fois sur place, mais il faut compter ce qu’il y a autour.  Il faut notamment prendre en compte les déplacements d’un volontariat à un autre, et je dois bien avouer que c’était un aspect que j’avais totalement minimisé et qui m’a joué plus d’un mauvais tour…

En dehors de ça, Workaway nous a permis de faire des rencontres formidables tout au long de la route, hôtes comme volontaires, je n’oublierais jamais personne parmi les centaines de rencontres que nous avons faites. Des dizaines et des dizaines de nationalités différentes, des grosses cuites, des heures d’insultes en langues étrangères, de la musique italienne affreuse, des quiproquos improbables, des films pornos espagnols, des soirées québécoises hors du temps, des fous rires au coin du feu, la gorge qui se serre à chaque départ et une nostalgie constante à chaque fois que je recoins un message de toutes ces personnes qui ont marqué notre voyage. Alors même si les épreuves sont parfois dures et décevantes, je ne pourrai que vous conseiller de tenter l’aventure Workaway, il y a tellement plus de choses à gagner qu’à y perdre. Foncez!

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut