MEXICO EXPRESS

1 SEMAINE – 1000 KMs – SANS VOITURE

Ah le voici enfin ! Mon petit article sur notre séjour improbable de 7 jours au Mexique.

1 mois plus tard, mieux vaut tard que jamais! Cette fois-ci, ce n’était pas de la procrastination, puisqu’il a fallu guérir de la tourista que nous avions ramené dans nos bagages et cela a pris du temps. Ensuite, j’ai pris le temps d’écrire un article sur nos mésaventures à l’aéroport et entre le moment où j’ai décidé de reprendre mon clavier pour écrire la suite et celui où, je l’ai véritablement fait, je suis retombée malade. C’est une excuse valable pour tant de retard non ?!

Rentrons de suite dans le vif du sujet et permettez-moi de vous mettre en garde : si vous cherchez le meilleur itinéraire ou les endroits à ne pas louper au Yucatan, Google est votre ami, mais je ne pense pas que votre bonheur se trouvera dans les lignes qui vont suivre. Disons que cet article est davantage un anti-guide de voyage, tout ce qu’on ne vous dira jamais dans un guide touristique se trouve ici.

Pourtant je vous assure, ce voyage au Mexique, je l’avais bien préparé. J’avais potassé deux guides touristiques et plusieurs blogs à ce sujet. Notre itinéraire était tracé, nos lieux d’hébergements étaient tous réservés, nous avions un ami sur place, j’avais quelques notions d’espagnol… Tout aurait dû se dérouler à merveille.

OUI MAIS, quand vous arrivez avec plus de 24h de retard à destination, les plans se retrouvent chamboulés assez facilement. Les premiers jours pour rattraper le temps et les kilomètres perdus sont une course contre la montre, surtout quand il était prévu de se déplacer avec une voiture et que finalement on se retrouve sans rien…

MEXICO – JOUR 1 –

ASHTON KUTCHER ET LES DEALERS DE SCOOTER


BIENVENUE À COZUMEL

C’est épuisés et agacés que nous faisons nos premiers pas à Cancun, après une attente et des prises de tête interminables pendant plus de 24h avec le personnel de notre compagnie aérienne.

Il fait chaud, il fait beau, ça sent les vacances, mais je n’arrive pas à me réjouir d’être là.

 J’ai une migraine tonitruante, un tympan qui ne fonctionne plus, une grosse indigestion qui se prépare après 2 jours à me nourrir exclusivement de chips et de sandwichs. Mon copain n’est malheureusement pas dans un meilleur état.

Pourtant la route est encore longue avant de trouver un peu de repos : 1h40 de bus, 45 minutes de ferry et 40 minutes de marche pour être exacte. Ce qui ne serait jamais arrivé, si nous étions arrivés en temps et en heure, c’est à dire la veille, où un hébergement nous attendait non loin de l’aéroport.

Premiere étape – nous prenons un bus ADO qui nous amène directement à Playa Del Carmen. En dehors de l’indifférence et de l’absence totale de courtoisie du chauffeur de bus, nous remarquons aussi la brutalité de certains passagers qui se permettent de donner des coups pour rentrer les premiers. Ce ne sont pas des touristes mais des gens du coin, ça me rappelle mes plus beaux souvenirs du RER parisien.

Les bus ADO sont grands, confortables, et les sièges moelleux me laissent instantanément sombrer dans un coma qui ne dura pas plus de 2 minutes.

Le bus démarre et instantanément des écrans télé se déploient.

Un film se charge. Le cauchemar commence.

1h40 d’un film d’une stupidité sans nom où l’on peut voir Ashton Kutcher dans sa performance la plus magistrale, essayer d’attirer les faveurs sexuelles de Nathalie Portman, (tout ça bien entendu en espagnol NON sous-titré).

J’ai envie de jeter mes restes de sandwiches sur l’écran et de sauter par la fenêtre.

Le volume est tellement fort que même des boules quies n’y changeraient rien. Je subis en silence pendant que le reste du bus est totalement captivé par les apparitions dénudées d’Ashton et Nathalie.

Nous arrivons enfin à Playa del Carmen et le cauchemar auditif se poursuit.

A peine sortis du bus, des vendeurs à la sauvette nous aboient dessus sans discontinuer. Nous traçons notre chemin jusqu’ au ferry sans tourner la tête. Arrivés au Ferry, une dizaine de Mexicains viennent se battre verbalement devant nous pour nous vendre des tickets. Pratique surprenante, mais d’une inefficacité absolue : je décide d’aller acheter mes tickets au seul type qui ne parle pas, et qui se tient en retrait. Aurait-il pris un coup de soleil ?!

 Nous voilà près pour embarquer.

Arrivés sur l’ile de Cozumel, il fait déjà nuit, pourtant sur le port les vendeurs à la sauvette se battent aussi de ce côté-ci. Ils vendent déjà les billets pour les attractions du lendemain, et des locations de scooter et de voiture. Je ne me rends pas encore totalement compte de l’agressivité de la situation. De toute façon, je n’entends quasiment plus rien.

Nous mettons 40 minutes pour arriver à notre auberge de jeunesse. Nous nous perdons à plusieurs reprises loin du centre-ville de Cozumel, les habitations qui entourent notre auberge me font peine à voir : des murs qui tombent en décrépitudes, des barreaux à chaque fenêtre, les jardins sont de véritables poubelles et l’intérieur des maisons semblent abandonnés pourtant des gens y sont attablés sous des néons abominables. Des chiens errants courent les rues. Des enfants jouent, ils n’ont pas plus de 10 ans, mais ils sont seuls dehors, un jour d’école à 21h30. Plus loin, un groupe d’adultes danse sur la place d’une église. Ça sent les saucisses grillées à chaque coin de rue, et on entend chanter les oiseaux comme s’ils étaient seuls sur terre. Des petites cantines de rue çà et là, me redonnent le sourire. Les rues ne sont pas très éclairées, mais il se dégage une chaleur et une vie assez incroyable de ce quartier. Je m’y sens bien, jusqu’au moment où j’aperçois plusieurs fourgons blindés faire leur ronde nocturne avec à l’arrière, une mitrailleuse intégrée et plusieurs hommes armés comme s’ils revenaient de Syrie. Un décor idyllique pour des vacances.

Notre auberge de jeunesse est étrange, on nous emmène dans un bâtiment à l’autre bout de la rue. On nous montre notre chambre, apparemment nous partageons l’étage avec une chambre louée en AIRBNB et un couple qui vit là avec un enfant en bas âge. SOIT.

Nous devons partager une salle de bain qui ne ferme pas à clé, brillante idée ! Et je me remémore alors les commentaires laissés sur cet hébergement, une moyenne de 8,9 : emplacement fantastique, déjeuner merveilleux, facilité d’accès… AH BAH OUI SANS VERROU C’EST SÛR QUE C’EST FACILE D’ACCÈS.

Je prends ma douche, quelqu’un rentre à 3 reprises. C’est fâcheux. Mais le pire c’est encore mon copain qui reste enfermé à l’extérieur de la maison après être parti prendre l’air et qui se fait de suite emmerder par un mexicain qui ne supporte pas de le voir trainer dans SA rue. Menaces, insultes, et quelques tentatives d’intimidation plus tard, mon copain réussi enfin à rentrer dans la maison au moment où je sors de ma douche.

Nous nous endormons en nous demandons si ça valait bien la peine qu’on insiste autant à l’aéroport pour venir jusqu’ici.

Bien arrivés au Mexique, il fait 27 degrés, je meurs de froid, laissez moi mourir en paix sous un palmier.

MEXICO – JOUR 2 –

L’AMITIÉ A UN PRIX, À TOI DE LE NEGOCIER


BIENVENUE À PLAYA DEL CARMEN

Le lendemain matin, nous allons tester le petit déjeuner décrit comme fabuleux, et je commence à croire que les gens ayant séjournés avant nous en ce lieu, devaient soit sortir de prison soit d’une maison de retraite. Pourtant je ne suis pas difficile, une tartine et de la confiture m’auraient ravie, mais une banane et un brownie en sachet, ça ne me fait pas rêver, désolé!

Pourtant je dois bien reconnaitre que la maison où l’on prend le petit déjeuner est super agréable, tout y est fait à base de matériaux recyclés et c’est d’ailleurs pour ça que je l’ai choisie. Déception supplémentaire concernant les hôtes et leurs amis-clients, tous espagnols qui nous excluent d’office, après que nous ayons eu l’indécence de leur parler en anglais, mon niveau d’espagnol étant proche du niveau de la mer. J’essaye malgré tout de suivre, lorsque notre hôte nous accueille mais je suis vite larguée. Le seul moment où quelqu’un veut bien faire l’effort de me dire quelques mots en anglais, c’est pour me rappeler le tarif de notre nuit et pour nous proposer des services payants supplémentaires, bien évidemment. Je suis déçue, puissance 10.

Nous quittons les lieux, avec pour objectif d’aller jusqu’ à EL CIELO, on nous apprend que c’est impossible sans prendre de bateau, et le seul que l’on nous propose est une excursion de plus de 4h, où on nous laisse barboter dans l’eau avec des palmes et un tuba pendant plus de la moitié du temps. Je ne suis pas hyper emballée. J’ai bien envie de faire un tour de l’ile en scooter puisque c’est ainsi que les gens se déplacent mais là encore, j’abdique en entendant les magouilles des vendeurs. Je m’exprime certes très mal en espagnol, mais je comprends plutôt bien, et les variations de prix douteuses sur fond de racisme ne me donnent pas du tout envie de participer à l’économie touristique du coin.

Plus tard sur le chemin, je me rends compte que les locaux ne sont pas les seuls à blâmer pour leur comportement déplorable. La plupart des touristes présents sur l’ile correspondent exactement au cliché du touriste qu’on ne voudrait JAMAIS avoir comme client. Ils sont vieux et suintent le pognon, ou bien jeunes suintes le pognon, le sexe et l’arrogance. Un bel aperçu miniature de ce à quoi doit ressembler Spring Break aux alentours de Cancun.

BREF. Nous repartons vers Playa Del Carmen en quête d’une plage pour nous détendre. Nous parcourons pendant plus de 2h ses ruelles touristiques. Les vendeurs à la sauvette sont toujours d’une pénibilité absolue. Je me rends compte que ce qui me met véritablement mal à l’aise, c’est qu’il s’agit pour moi de la première fois où je me trouve dans un endroit aussi touristique et ça ne me plait pas du tout. Tous ces vendeurs qui nous interpellent AMIGO ACHETE MOI CECI, AMIGO ACHETE MOI CELA, ACHETE ACHETE ACHETE. J’ai envie de me retourner toutes les 5 minutes pour leur dire, AMIGO TU M’AS BIEN VU ?! POURQUOI JE T ACHETERAI UN PUTAIN DE CERF VOLANT LUMINEUX ALORS QUE TU VOIS BIEN QUE JE GALERE DÉJÀ AVEC MON BACKPACK ET MON MANTEAU CANADIEN SOUS 27 DEGRÈS À L’OMBRE.

Quelques embrouilles supplémentaires et quelques instants à la plage plus tard, nous partons chercher la voiture de location que nous avions réservé sur internet.

En arrivant, SURPRIIIIIIIIISE !!!!!!

Notre voiture n’est pas là.

Mais pas de panique, on nous indique qu’on peut en avoir une autre, plus grande et plus chère. SUPER, ON ACHETE !!!

Après une énième dispute, le vendeur finit par céder :

– OH ALLEZ AMIGO PART PAS FACHÉE, TU LA VEUX À COMBIEN, DONNE-MOI UN PRIX.

– Moi? Moi, je dois donner un prix pour l’assurance ?

– Oui vas-y dis-moi.

– Mais c’est quoi cette assurance de merde qui se fait à la tête du client ?

– Ah c’est comme ça ici, c’est le Mexique AMIGO.



Et là, c’est le moment où j’ai compris que je ne me risquerai pas à louer quoique ce soit à qui que ce soit dans ce pays.

Alors vous me direz, qu’il y a plein de gens qui ont traversé le Mexique en voiture de location et qui n’ont rencontré aucun problème, et c’est tant mieux. Mais vraiment, quand une compagnie internationale, citons son nom HERTZ, vous demande de fixer un prix non pas pour le coût de la location par jour mais pour celui de l’assurance qui va avec, permettez-moi de vous le dire : CA PUE. Et j’ai de loin préféré galérer à faire nos 1000 km à pieds et en bus, plutôt que de croiser les doigts tout du long pour que rien n’arrive à une voiture de location faussement assurée.

Ainsi, a donc commencé notre périple à travers le YUCATAN.


MEXICO – JOUR 3 –

La 4e NOUVELLE MERVEILLE DU MONDE EST INFESTÉE DE JAGUARS

BIENVENUE À CHICHEN ITZA

Après tant de mauvaises surprises et d’agacement, nous sommes heureux en ce jour 3 de nous réveiller à Valladolid. Tout y est si calme et si paisible, mon rythme cardiaque se stabilise après la folie des derniers jours. Notre hôtel ultra rococo me donne envie d’y rester pendant des jours, (oui j’aime le kitsch), mais nous n’avons pas le temps de flâner.

Nous partons en direction de la 4e Nouvelle Merveille du Monde, Chichen Itza et de notre première cenote.

Arrivée à Chicheen Itza, j’ai envie de pleurer.

J’aimerai vous dire que la beauté des lieux m’a tellement subjugué que je me suis laissée envahir par l’émotion, mais non. J’ai envie de pleurer parce que les vendeurs à la sauvette sont 1000x plus nombreux dans ce site historique protégé par l’UNESCO, qu’ils ne l’étaient dans les rues de Play adel Carmen. Leur activité principale, en dehors d’interpeller les gens, c’est de faire le cri du jaguar avec un petit gadget en bois qu’ils fabriquent sur place. Chichen Itza est envahie de jaguars ambulants, et je me demande bien MAIS QUE FAIT LA POLICE. Je m’assois et essaye de reprendre mes esprits en tentant de faire abstraction du bruit et de l’agitation, mais rien n’y fait. Le charme n’opère pas. Je jouerai à Sydney Fox une autre fois.

Allez viens Nigel, j’ai assez vu de ruines pour aujourd’hui, on se fait un Macdo ?

Après une petite excursion dans une cenote qui nous vaut 2h de marche, le meilleur est à venir. Le dernier bus de la journée passe devant nous sans s’arrêter MAIS en nous faisant coucou! Un bras d’honneur aurait été tout aussi charmant. Un chauffeur de taxi décide d’abréger nos souffrances en nous déposant à la prochaine ville pour rattraper le bus qui nous a filer sous le nez ET LUI FAIRE LA PEAU.

Cette ville c’est Pisté, et c’est sans doute l’endroit qui nous aura le plus marqué de notre séjour. Un vrai décor de film Mexicain : une avenue principale noire, sombre, remplie de chiens errants. Ici pas le moindre touriste, seulement des gens du coin qui dealent de tout et de rien, des témoins de Jéhovah et des boutiques improbables. Le temps d’attente pour le bus me semble durer une éternité et nous permet d’assister à la scène la plus triste de tout notre voyage.

Un chien errant nous avait rejoint, voyant que nous étions bien les seuls à nous soucier de sa présence. Il est resté avec nous pendant une bonne demi-heure, il chancelait tellement il était affamé et perdu. Nous lui avons donné un peu à manger, et les gens nous regardaient bizarrement. S’occuper d’un chien ici, c’est un peu comme tendre sa main au diable.

Quelques minutes plus tard, il repartait en zigzaguant sur la route, tout aussi perdu qu’il était arrivé. Il revint vers nous, puis se dirigea vers un groupe de femmes âgées assises sur le trottoir, et c’était bien la dernière chose qu’il aurait dû faire. Les femmes se munirent toutes immédiatement de cailloux pour les jeter sur le chien qui se laissa faire en les regardant avec tristesse. Il ne grogna pas. Il finit par partir quand l’une d’entre elle se précipita vers lui en courant, sans doute pour le frapper de plus près. La scène ne dura que quelques secondes et je restais pétrifiée. Ce n’était malheureusement pas la dernière fois que nous assistions à ce genre de scènes.

C’est avec hâte et réjouissance que nous quittions cet endroit sordide pour rejoindre un peu de civilisation dans la ville de Merida.

MEXICO – JOUR 4 –

LE MEZCAL EST BON. RAS

BIENVENUE À MERIDA

Merida dans notre voyage, ce fut l’arrivée en terre promise. Enfin, les gens s’y comportaient presque normalement. Enfin nous étions bien accueillis. Enfin nous tombions sur des gens qui voulaient bien communiquer avec nous en anglais voire même en français. Quel soulagement.

Je ne trouve rien à dire de négatif sur Merida, et ça m’embête bien, regardez un peu la différence de taille avec les précédentes parties.

Merida était le Mexique que nous aurions rêvé de voir durant tout notre voyage. C’est là où nous avons rencontré les gens les plus adorables, les sorties touristiques valaient vraiment le détour. ET SURTOUT, il n’y avait plus aucun vendeur à la sauvette sur notre chemin.

MEXICO – JOUR 5 –

SAMI NACERI DE RETOUR DANS SON TAXI

EN ROUTE VERS CHIQUILA

Le jour suivant ne fut que souffrance. Après avoir passé une bonne soirée sous plusieurs litres de Mezcal, le réveil fut difficile. Convaincue par mon ami Mexicain que nous avions laaaaaargement le temps pour prendre notre bus, nous avons pris notre temps. Sauf qu’une fois arrivés à la gare routière, il s’avéra qu’il n’existait qu’un seul bus pour la destination que nous voulions rejoindre et qu’il était déjà parti… à 7h du matin.

Notre voyage aura décidément été qu’angoisse et souffrance.

Après moultes discussions, nous décidons de prendre le bus qui nous emmènera au plus près de notre destination et de décider une fois sur place de comment effectuer les 100km qui nous séparaient de l’endroit où nous devions nous rendre. Le pari était risqué, d’autant plus que nous avions un impératif temps. Nous ne devions pas arriver plus tard que 19h, car nous avions un ferry à prendre et que le dernier partait à cette heure.

Une nouvelle course contre la montre commença.

Notre bus arriva avec plus de 40 minutes de retard à destination. J’étais dans un état de stress maximum. J’avais tellement d’adrénaline que mon espagnol me revenait enfin.

Je demandai dans la gare routière de la ville, comment nous rendre à Chiquila pour avoir le dernier ferry.  La seule réponse qui nous fut donnée était : revenez demain.

Je sortais de la gare, un homme me demanda où je voulais aller, c’était un chauffeur de bus. Il me dit que le prochain bus pour cette destination était dans une heure, DONC la dame au guichet de la gare m’aurait menti, ou bien c’était lui ?!

Je ne croyais plus en personne et ne voulait pas nous risquer à attendre pour rien. Nous allâmes voir des chauffeurs de taxis qui n’étaient pas hyper emballés à l’idée de faire autant de chemin… Il faudra qu’on m’explique l’ambition à la mexicaine : se faire de la tune en vendant des gadgets à un dollar d’accord, mais faire un trajet d’une heure et demi en taxi… NO WAY, c est trop d’argent gagné d’un coup, vous comprenez !

Finalement, on trouva un chauffeur qui voulut bien nous y emmener. Il ressemblait à un vieux truand, avec les yeux de Sami Naceri. Son taxi était une véritable épave : les ceintures avaient été arrachées. Ce voyage voulait notre mort, pour sûr.

Et voilà que, nous nous enfonçons dans la jungle du Yucatan à une vitesse absolument folle. Je ne peux m’empêcher de regarder l’heure tourner et de constater qu’il nous reste moins de 10 minutes pour arriver à temps, alors que nous voyons un panneau indiquer que nous sommes encore à 14km de la ville. Je me prépare psychologiquement à devoir passer notre dernière nuit sur la plage. Et pourtant, miracle, nous arrivons exactement à 19h01, c’est dire la rapidité de notre chauffeur, sur une route sensée être à 60 km/h. Le ferry est prêt a embarqué, nous courrons et l’attrapons de justice. ALLELUIA.

MEXICO – JOUR 6 –

OU SONT LES FLAMANTS ROSES ?  

RETOUR À LA CASE DEPART.

Tout ce chemin en valait finalement bien la peine.

Holbox est un petit paradis perdu.

Notre dernier hôtel était un véritable bijou. Notre dernier repas était sans aucun doute le plus agréable de tous et le plus copieux. Quant à l’ile, nous sommes super tristes de ne pas avoir pu y rester plus longtemps, il y règne enfin le climat de détente et de sereinitude qui nous à manquer durant tout notre séjour.

Notre avion retour étant en fin d’après-midi à Cancun, nous passons une très courte nuit pour profiter du lever de soleil à Holbox. Un moment mémorable.

Et pourtant, encore une fois, nous ne sommes épargnés de rien, une tempête se lève et nous devons quitter l’ile.

Nous apprendrons une semaine plus tard que nous l’avons échappé belle.  Une tornade est venue ravagée une partie de l’ile quelque temps après notre départ.

Alors non, nous n’aurons pas vu de flamant rose, et nous n’avons pas nager avec les tortues, mais une chose est sure, ce voyage entre directement dans le panthéon des voyages les plus mémorables de nos courtes vies.

Bon, on repart quand ?

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