Road-trip hivernal en Islande ❤

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L’Islande, genèse d’un voyage en terre glaciaire.

On ne va pas se mentir, notre escale en Islande n’aurait jamais eu lieu si ce gros caillou perdu au milieu de nulle part n’avait pas été sur le chemin pour aller au Canada. L’idée de s’y arrêter plus longtemps qu’une escale habituelle s’est faite un peu sur un coup de tête, certes. Pourtant, l’envie de découvrir ce pays était un rêve bien présent dans nos têtes, bien avant que l’île ne se fasse remarquer avec le volcan Eyjafjallajökull (abandonnez d’ailleurs toute tentative de prononcer ce mot, il y a peu de chance que vous vous en sortiez bien).

Je ne connaissais pas grand chose à l’Islande. J’en avais une idée à la fois très abstraite et poétique. Je ne l’ai pas mentionné dans mon précédent article sur mes sources d’inspirations et pourtant c’est bel et bien la musique qui m’a donné envie de voir ce pays de mes propres yeux. Pas n’importe quelle musique, non ! Celle de Björk. Je suis tombée amoureuse d’elle très très jeune. Tout me fascinait chez elle: son personnage, son univers, son accent et ses mélodies inimitables. Il y a quelque chose de mystique dans ce qu’elle compose, qui me touche d’une manière incroyable depuis des années. Le fait d’entendre de nouveaux artistes émergés comme Sigur Ros ou encore Asgeir en France, qui ont eux aussi des univers très particuliers, d’une douceur et en même temps d’une puissance hyper singulière, m’ont poussé à m’interroger sur l’impact de l’environnement sur la création artistique assez tôt. Je tentais alors d’imaginer à quoi pouvait ressembler ce pays.
La réalité a dépassé mon imagination durant ces quelques jours passés en Islande.

 

Þjóðvegur 1 – ROUTE 1

Ce qu’on retiendra sans aucun doute de ce voyage, ce sera la route.
Que de temps passé dans notre petite Suzuki de location! C’était pourtant notre plus grande crainte avant de partir: un road-trip sur route glacée ! Pas vraiment rassurant comme voyage, et n’ayant jamais conduit dans des conditions similaires, il y avait de quoi être un peu angoissé.
A ceux qui se demandent si ce n’est pas trop risqué de voyager à cette période de l’année sans SUV de type mega JEEP à la Jurassic Park, la réponse est non. Nous n’avons eu aucun soucis (en grande partie grâce au pilote) et je vous avouerai même qu’il était parfois plus compliqué de se déplacer sur ses deux pieds qu’avec la voiture.
On en aura vu de la route ! De l’aéroport de Keflavik jusqu’au Jokulsarlon, en passant par les sources chaudes de Fontana: au total pas loin de 900 km en un peu moins de 4 jours. La Route 1 qui est la route principale en Islande, faisant tout le tour de l’île, aura été notre plus fidèle compagne. Et ce fut une chose bien étrange que de parcourir tout ce chemin quasi exclusivement sur une seule route, qui en une cinquantaine de kilomètres pouvait se métamorphoser du tout au tout, de la ville au désert de glace.

En route vers le Sud.

Nous sommes arrivés de nuit en Islande. C’était un peu étrange puisqu’il n’était que 16h de l’après-midi. Les paysages étaient indiscernables au loin, tellement les nuits islandais sont obscures. Ce n’est qu’en nous réveillant le lendemain matin que nous avons pris conscience de la beauté des lieux qui nous entouraient. Le soleil d’hiver est aussi lève-tard que nous, ça tombait bien. Il s’est décidé à se lever vers les coups de 11h du matin. Nous sommes donc partis au même moment pour longer toute la côte Sud, qui nous a permis de voir les « big cities » à l’Islandaise, comprendre : une dizaine de maisons perdues au milieu des montagnes, sans aucune commodité aux alentours. Cette même route nous a également menée sur les plages de sable noir. Le but était d’arriver au Parc National du Vatnajoküll et tout particulièrement à la mer de glace du Jokülarson avant que la nuit ne tombe. Pari réussi. Je ne détaillerai pas la découverte du Jokülarson pour laisser la surprise à ceux qui iraient s’y aventurer un jour. Je ne dirais que quelques mots: je garderai ce souvenir en mémoire à vie. C’était un moment à la fois très émouvant, très glissant et très drôle. Voilà tout ce que je peux dire sans vous spoiler.

 

L’immanquable Cercle d’Or.

Le lendemain, nous avons quitté notre superbe auberge à Hella pour partir sur le chemin du fameux Cercle d’Or aka les 3 sites touristiques les plus fréquentés en Islande : la chute de Gulfoss, les geyseyrs de Geysir et le parc national de Pingvellir. On avait un peu peur de passer de la solitude infinie de la veille à une invasion de touristes en mal de selfies, mais on a finalement été très surpris de voir qu’il n’y avait pas beaucoup de touristes à cette période de l’année sur le parcours. Pour tout vous avouer, j’étais même très heureuse de voir tous ces gens venus du monde entier, si concentrés, si attentifs et si patients face aux geysers de Geysir. Un silence presque absolu et toujours les mêmes cris d’émerveillements face à un phénomène naturel. Un moment si rare, qu’il en valait bien toutes les performances artistiques du monde! Tout ce trajet était aux limites du surnaturel.

 

L’incroyable désert blanc de Pingvellir.

L’apogée de ce Cercle d’Or aura été pour nous la traversée du Parc National de Pingvellir. Un désert de neige sans fin.
C’est en écrivant ces lignes, que je m’aperçois de la difficulté de narrer un voyage aussi simple et à la fois aussi grandiose que l’Islande.
Tout ce voyage n’aura été qu’observation et étonnement de bout en bout. Il est certain qu’un voyage aussi contemplatif que celui-ci ne plairait pas à tout le monde. Il est toutefois possible de pratiquer des activités inoubliables, pour ceux qui voudraient se procurer quelques émotions fortes supplémentaires (une petite séance de plongée hivernale ?)

 

 

Le coeur qui palpite à Reyjkavik

Notre arrivée à Reyjkavik après ces quelques jours isolés au milieu de la nature, m’a un peu retourné.
Heureusement pour nos économies, nous ne sommes pas restés très longtemps à Reyjkavik. Cette ville avait absolument tout pour nous plaire.
Une capitale à taille humaine. L’architecture des batiments n’a rien d’agressif comme dans beaucoup de grandes capitales. Le nombre impressionant de café/bars plus cosy les uns que les autres, m’ont fait regretter de ne pas avoir fait mon année Erasmus ici-bas. On se serait volontiers ruinés dans les petites boutiques qui proposaient des aquarelles toutes plus belles les unes que les autres.

 

De nuit comme de jour, il règne à Reyjkavik une atmosphère de calme et de serénité que je n’avais encore jamais ressentie ailleurs. La nuit est paisible. Nous sommes enveloppés dans du coton. La ville est silencieuse. Sans doute grâce à la neige. Les Islandais du coin sont extrêmement bienveillants. Il y a de la musique partout, devant chaque façade de bar. Ici un groupe de musique local et plus loin Ricky Martin qui s’excite à compter jusqu’à trois. Au petit matin, la ville est encore plus belle que la nuit. Encore une fois, surpris de ne pas avoir pu les discerner la veille dans la nuit noire, les montagnes encerclant la ville sont de toute beauté. Quelques touristes s’attroupent non loin du magnifique centre Harpa pour prendre des clichés du soleil levant à l’horizon. Et voilà déjà que le voyage s’achève, on aurait pourtant aimé qu’il dure plus longtemps. A notre grand regret, la saison des aurores boréales ne nous aura pas gâté, mais nous n’avons pas dit notre dernier mot. La chasse se poursuivra en terre Canadienne !

A savoir avant de partir.

(Attention cartographe en devenir !)

Qui dit road-trip dit: tout votre argent va partir dans l’essence! C’était l’une de nos plus grande dépense en Islande.
L’hiver, c’est encore pire ! La voiture lutte dans les montées, lutte contre le froid, lutte contre la neige pour avancer et forcément consomme beaucoup plus. Notre petite Suzuki au réservoir de 30 litres se vidait plus rapidement que la normale, il a bien fallu s’y faire !

Manger dans un restaurant vous coûtera votre rein droit. Si vous voulez faire des économies, réservez des auberges où vous pouvez-vous faire vous même à manger. La nourriture dans les magasins est aussi élevée, si vous avez de la place dans vos valises vous pouvez prendre quelques bricoles pour vous dépanner, ce qui fera grandement baisser la note des frais. Boire un verre en ville est aussi un investissement, mais bon, après avoir passé plusieurs jours à manger de la soupe lyophilisée et du riz blanc, vous aurez bien le droit à un petit verre quand même !

L’hébergement l’hiver : c’est sans surprise que vous ne pourrez pas faire d’économie en faisant du camping, il vous faudra donc trouver un hébergement avec au moins quatre murs et un toit. Autour de Reykjavik il y a plein d’hébergements tout à fait abordable, c’est en s’aventurant vers le Sud que les choses se compliquent… Le territoire étant désertique, il n’y a pas beaucoup d’offres et les tarifs sont un poil plus élevés que dans la capitale. Il y a toutefois quelques auberges (de jeunesse ou non) qui sont une très bonne solution.

La location de voiture : personnellement je suis passée par le site Guide To Iceland pour réserver une voiture quelques semaines en avance. C’est un site local qui dispose de conseillers multilingues et qui permet de louer des voitures, des hébergements et des visites touristiques. Le site regroupe tout un tas de voitures disponibles dans une large gamme de sociétés de location. J’avais choisi une Hyundai chez RentaWreck, et pour une raison qui reste toujours un mystère à ce jour, nous avons fini avec une Suzuki. L’agence était vraiment très cool, quelqu’un est venu nous chercher directement à la sortie de l’aéroport avec notre voiture, la prise en main de la voiture s’est faite en deux temps trois mouvements. Pour rendre la voiture, tout était aussi simple et rapide: aucun papier à signer, on nous a juste demandé de laisser les clés dans la voiture en partant. OUI OUI, ce n’est pas une blague.

N’hésitez pas à me poser des questions ou à demander plus de détails si vous le souhaitez 🙂

Ce voyage a pris fin il y a une semaine déjà, difficile de prendre du recul avec tout ce qu’il y a à vivre en ce moment.
Je reviens tout bientôt pour vous raconter notre périple cauchemardesque pour quitter l’Islande et notre toute première semaine Canadienne.

A très bientôt et en attendant, passez de très bonnes fêtes !

 

2 commentaires sur “Road-trip hivernal en Islande ❤

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