CANADA : LET’S GET WILD !

À mon avis c’est ça qui déglingue les gens, de ne pas changer de vie assez souvent. Charles Bukowski

Ô CANADA

Après un premier article sur le pourquoi du comment j’ai décidé de créer un énième blog voyage. Je vous parle aujourd’hui de la destination que j’ai choisi pour vivre ces prochaines années : LE CANADA. Je m’y envole dans un peu plus d’un mois. J’en avais le projet depuis plusieurs années, et tout s’est accéléré il y a un an.

Je fais partie des heureux chanceux de la saison 2017 a avoir eu un PVT (Permis Vacances Travail). Mieux, je fais même partie des premiers sélectionnés, c’était en décembre 2016… Autant vous dire que depuis tout ce temps, je trépigne d’impatience ! C’est qu’on était beaucoup à vouloir partir… 31 000 français à avoir candidaté pour cette année. (A ce rythme, il ne restera bientôt plus grand monde en France…] Bon, évidemment, moins d’1/3 a réussi à obtenir le fameux permis, et tous ne partiront pas.

Pourquoi le Canada ? Pour L’ESPACE, L’ESPACE ET… L’ESPACE.
Il y a tant de choses à découvrir dans le 2e plus grand pays du monde tant au niveau des cultures, des territoires que dans la diversité des activités que l’on peut y exercer.

S’ajoute à cela que j’ai une affinité toute particulière pour les habitants de l’Amérique du Nord. Je commence à connaitre un peu les Etats-Unis puisque j’y ai vécu, et j’avais très envie de rencontrer les voisins du dessus. Comme beaucoup je suis séduite par l’image de « bisounours » que renvoie les Canadiens, cliché ou pas… ceux que j’ai rencontré jusqu’à présent me l’ont bien confirmé.

« PUTAIN DE HIPPIE »

Et tu vas faire quoi au Canada ?

Traquer les écureuils, subtiliser leurs noisettes et courir après les ours polaires.

Pour de vrai ?

Le plan est d’être sans domicile fixe pendant deux ans, travailler de ci de là, apprendre plein de choses, rencontrer plein de gens.

Contrairement à une grande majorité de Pvtistes, je ne pars pas m’expatrier pour aller m’installer dans une ville et trouver du travail dans mon domaine. Je pars surtout pour y découvrir et pratiquer des métiers que je n’aurais pas eu l’opportunité de pouvoir faire en France. Ici le réseau du volontariat y est très développé et je compte bien en profiter. J’aime l’idée de pouvoir avoir plusieurs vie en une seule. Je n’aspire pas à faire carrière dans quoi que ce soit, j’ai simplement envie de me laisser porter en faisant des choses que j’aime faire, et pouvoir passer à autre chose quand la lassitude prend le dessus. J’ai fait de longues études ici en France pour travailler dans l’audiovisuel, ce n’est pas quelque chose que je laisse tomber complètement, d’ailleurs je pense que ce blog est une manière de continuer un petit peu dans ce domaine. Bien sûr, je garde les pieds sur terre, il est fortement probable que je doive à un moment où un autre me sédentariser pour travailler et mettre de l’argent de côté. Ayant travaillé pendant 1 an en France avant de partir, j’espère que cela arrivera le plus tard possible…

Rétablissons quelques idées reçues.

Beaucoup de gens qui me qualifiaient de « putain de hippie » jusqu’il y a peu aurait donc une bonne raison de le faire… et pourtant ils se trompent. Comme l’explique très bien cet article, les phénomènes de voyageurs nomades comme il y en a des centaines de milliers ces derniers années, n’ont plus rien à voir avec la mentalité hippie. Aujourd’hui ce qui est recherché dans ce genre de voyage n’est plus de transformer son monde intérieur pour transformer le monde. L’utopie est finie. Voyager aujourd’hui tient plus d’une confrontation au monde extérieur pour transformer son monde intérieur. C’est une entreprise qui n’ayons pas peur des mots, est hyper individualiste.

 

LE SYNDROME DE PETER PAN

Dans la continuité des idées reçues…

Le voyageur au long cours qui ne serait ni un explorateur ni quelqu’un d’impliqué dans une quelconque aide humanitaire, serait atteint du syndrome de Peter Pan.

Le voyage lui permettrait ainsi de repousser l’entrée dans la vie adulte, de fuir ses responsabilités, d’échapper à la difficulté de prendre des décisions professionnelles, d’échapper à la lassitude des journées de bureau sans fin, de fuir tout court.

Mmmmouiii….

Bien sûr le voyage à cet avantage de pouvoir repousser le temps. Je ne vous cache pas ma joie de pouvoir dire adieu aux journées BOULOT – MANGER – DODO (en Bretagne on compense le métro par la bouffe, oui). Je sais bien que je n’y échapperai pas bien longtemps, mais si l’opportunité nous est donné de pouvoir expérimenter autre chose, pourquoi ne pas la prendre ?

Le voyage permet aussi d’aménager son temps et de vivre à son propre ryhtme. Pour la première fois de ma vie, je n’ai de compte à rendre à personne, plus de patron, plus d’enseignants, plus rien. J’ai le temps de lire, cuisiner, apprendre à tricoter, et jouer de l’harmonica. Personne pour m’en empêcher.

Mais il permet surtout de prendre le temps de réfléchir à ce qu’on a véritablement envie de faire. Englué dans un système scolaire qui m’a bien aspiré le cerveau pendant plusieurs années, j’aurai enfin du temps pour réfléchir à que faire de mes 60 hypothétiques futures années sur terre, plutôt que de regretter avoir suivi coûte que coûte un chemin tout tracé dès l’âge de 17 ans…

ALORS, VOUS ME SUIVEZ ?

 

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