ACHETER UNE VAN AU QUEBEC

Voilà une grosse étape de passée !

Il y a quelques jours, la famille s’est agrandie d’un très gros bébé : Gordon, un robuste Ford Econoline.

L’achat d’une van (eh oui, ici c’est au féminin) était l’une de mes plus grosses préocuppations depuis notre arrivée. Les distances étant affreusement longues ici-bas et à moins de vivre dans une grosse ville, les transports deviennent très vite très chers et très compliqués.

Avant de partir, j’avais bien envie de prendre un bon gros camping-car pour être à l’aise partout même en hiver. Les prix de ce genre de véhicules d’occasion ne valaient pas bien plus chers que ma Citroën C3 en France, alors je me disais que ce serait une bonne affaire, et puis … En y réfléchissant bien, avant le confort, il faut d’abord penser au côté pratique. Un camping-car c’est avant toute chose: beaucoup de difficultés pour se garer et surtout un gros consommateur de carburant. De plus, il aurait été beaucoup plus difficile à manier sur les routes où nous voudrions nous aventurer. C’etait donc beaucoup trop d’inconvénients pour un comfort un peu démesuré.

Choisir sa van en fonction de son mode de voyage.

Très vite, j’ai donc revu mes critères de sélection à la baisse. Puisque nous serons principalement hébérgés en échange de services, nous ne dormirons normalement que très occasionnellement dans notre van. Je le voulais toutefois suffisamment confortable pour qu’on puisse y rester quelques nuits d’affilées lors de nos futures voyages et campings dans les parcs nationaux. Nous avons donc commencé à chercher des véhicules suffisamment grands pour accueillir deux personnes à la fois pour dormir et cuisiner à l’intérieur du véhicule les jours de pluie.

 

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Trouver sa van.

La plus grande difficulté a été de trouver une van à proximité de l’endroit où nous résidions. La plupart des offres intéressantes étaient à Montréal quand nous étions à Québec, 3h de route et deux tickets de bus aux alentours de 50$ chacun… ça faisait cher la visite ! Au moment, où nous étions sur le point de nous résigner à refaire un tour sur Montréal pour se trouver une van, notre future bébé est apparu sous forme de pop-up quatre jours seulement avant notre départ de Québec. Et comme la nature fait bien les choses… elle se trouvait au bout de notre rue.

Nous l’avons acheté à une entreprise qui en avait pris grand soin, elle n’était pas sale à l’intérieur et ne portait aucun signe de rouille (chose très rare ici avec le froid extrême).

Au départ, ce qui aurait pu être un gros défaut est devenu son atout majeur : notre van n’est pas du tout amménagé. Nous avons donc tout à construire à l’intérieur : faire l’isolation, poser un sol, construire un lit, un espace cuisine, installer un peu d’électricité… Alors que nous avons un niveau proche du néant en bricolage. Les optimistes diront que c’est un achat audacieux, les pessimistes diront que c’est un pari risqué. Soit. Puisque nous sommes venus ici pour apprendre le plus possible à se servir de notre cerveau et de nos 10 doigts, je trouve que c’est un beau challenge ! Le point positif c’est que comme nous sommes toujours en volontariat chez des gens très bricoleurs, nous avons toujours à disposition plein d’outils pour faire nos travaux. Nous devrions commencer très prochainement le nettoyage et l’isolation du van. Affaire à suivre !

Les démarches à faire pour acheter une van.

Acheter une van au Québec est en théorie tout aussi simple que d’aller s’acheter une brosse à dent au supermarché. En pratique, c’était un peu plus compliqué, puisque nous sommes deux chats noirs et que rien ne se passe jamais comme prévu pour nous !

Un seul conseil si vous vous appretez à acheter une van et que vous êtes pressé par le temps : FAITES UN VIREMENT BANCAIRE. Tout simplement parce-que c’est le moyen le plus simple, le plus sure et le plus efficace. Nous, nous avons payé l’intégralité de notre van en cash, en coupures de 20$ (merci la banque). Autant vous dire qu’on se croyait dans un film de bandits avec toutes nos liasses de billets. Bien entendu, nous nous sommes tous les deux fait bloquer notre carte de crédit car nous avons dépassé les montants que nos banques nous permettaient de retirer à un distributeur. Erreur de débutant, puisqu’après cela nous ne pouvions plus non plus payer l’immatriculation de la voiture, ni l’essence, ni nos courses de la semaine (AH BAH BRAVO LES NAZES!)

Nous avons toutefois réussi à trouvé une solution à ce problème bien fâcheux, mais cette journée d’achat restera tout de même l’une des plus cauchemardesques de ces dernières années administrativement parlant!

En théorie, vous pourrez donc sans soucis acheter votre van et repartir avec l’esprit tranquille le jour même de votre achat. Une fois que vous aurez signé la cession du véhicule auprès de votre vendeur, vous devrez choisir une assurance pour votre van. Ce qu’il y a de très énervant ici à Québec, c’est que vous ne pourrez jamais avoir d’estimation au préalable en allant voir des compagnies d’assurance sur place. Tout se passe par téléphone ou sur des comparateurs en ligne. Comme je n’avais pas tous les renseignements pour remplir les questionnaires en ligne, ni la foi et le budget pour téléphoner à différentes compagnies, j’ai choisi celle qui était en face de chez moi et que m’avait conseillé mon vendeur: Desjardins. Le prix de l’assurance de votre véhicule comprend beaucoup de paramètres et peut varier de beaucoup: plus le véhicule est vieux moins l’assurance sera élevée, votre âge sera pris en compte ainsi que la date à laquelle vous avez obtenu votre permis de conduire. Si vous avez un permis international ou non, si vous avez déjà eu un accident dans votre pays d’origine, les trajets que vous comptez faire avec votre van, etc. etc.

Pour vous donner un ordre d’idée, notre van à 10 ans d’âge et nous coûtera pour cette année 2018 autour de 320 euros l’assurance, un bon deal en somme!

Après l’assurance, vous devrez impérativement faire immatriculer votre véhicule à la SAAQ.

Une épreuve administrative de plus, bien évidemment payante… Autour de 400$ pour notre van, puisqu’en plus du changement d’immatriculation s’ajoute la taxe applicable lorsqu’il s’agit d’un achat d’occasion dans une entreprise.

L’attente n’est pas bien longue et les papiers sont réglés très rapidement. Attention là encore, les cartes de crédit françaises ne passent pas dans les machines de la SAAQ, seules les cartes de débit Canadiennes passent et les virements bancaires ne sont possibles qu’avec un chèque de banque canadien. Il ne vous reste plus qu’à payer en cash, alors si vous avez bloqué votre carte les jours précédents : BON COURAGE !

Voilà! Une fois cette dernière étape passée, il ne vous reste plus qu’à enlever votre ancienne plaque d’immatriculation, mettre la nouvelle et savourer votre liberté retrouvée ! À vous les routes canadiennes!

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On se retrouve prochainement pour le récit de notre (galère) aménagement du van.

Bisous les copains !

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